Ressources génétiques

Le Gabon signe son premier CCIR du Protocole de Nagoya

Le Gabon a émis le premier Certificat de Conformité Internationalement Reconnu (CCIR) du Protocole de Nagoya, sur l’accès aux ressources génétiques et au partage juste et équitable des avantages découlant de leur utilisation.

Publié le : 19 octobre 2020 à 12h00min Auteur : Gabon Matin
Crédit photo : © 2020 D.R.

Le CCIR a été signé ce 16 octobre par le Secrétaire exécutif de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN), Christian Tchemambela, par ailleurs, responsable de l’Autorité Nationale Compétente du Protocole de Nagoya, en présence du ministre des Eaux et Forêts, de la Mer, chargé du Plan Climat et du Plan d’Affectation des terres, le Professeur Lee White. Ce document porte également les visas du point focal national de la Convention sur la Diversité Biologique, Emmanuel Bayani Ngoyi et celui du point-focal national du Protocole de Nagoya, le Docteur Aurélie Flore Koumba Pambo.

Le CCIR constitue la preuve à l’international que l’accès par l’utilisateur à la ressource génétique, auquel le CCIR s’applique, a fait l’objet d’un consentement préalable donné en connaissance de cause (CPCC) par le fournisseur et que des conditions convenues d’un commun accord (CCCA), ont été établies. Le CPCC et les CCCA constituent deux dispositions obligatoires du Protocole de Nagoya. Le CCIR assure donc une certitude juridique, une clarté et une transparence pour l’utilisateur de la ressource génétique.

Pour le ministre Lee White, « la délivrance du premier CCIR par le Gabon est une étape importante dans le processus d’opérationnalisation du Protocole de Nagoya, qui vise à protéger nos ressources génétiques et surtout, les connaissances traditionnelles associées comme l’Iboga, qui possède des vertus médicinales  ».

S’exprimant sur l’importance du Protocole de Nagoya, le Dr Flore Koumba Pambo a déclaré que : « les enjeux de ce protocole sont tels, qu’il est sans conteste un véritable pilier de l’émergence d’une économie verte basée sur la valorisation de nos ressources biologiques. Il crée par exemple, les conditions pour positionner le beurre de Moabi sur le marché international des produits cosmétiques, à l’instar du beurre de karité ou de l’huile d’argan ».

Le Protocole de Nagoya a été adopté le 29 octobre 2010 au Japon, lors de la dixième Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique (CDB). Pris en application de l’article 15 de la CDB, il vise à réaliser le troisième objectif de ladite convention. Le Gabon est le premier pays à l’avoir ratifié le 11 novembre 2011.

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